Au-delà de la RSE, le Bien Commun
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Ces dernières années, la Responsabilité Sociale de l’Entreprise (RSE) s’est imposée comme une évidence pour la majorité des entreprises. Les facettes de cette responsabilité sont multiples, mais la question écologique a eu un effet d’accélérateur sur cette prise de conscience, sans doute parce qu’il y va de la préservation du monde comme du bien qui rend possibles tous les autres biens, qu’ils soient économiques ou sociétaux.

Cette évidence, partagée par la société civile dans son ensemble, s’est traduite en France dans la loi Pacte (2019), qui est venue inscrire la RSE au cœur du droit des sociétés. Une société n’est pas seulement constituée dans l’intérêt commun des associés ; elle doit également « être gérée dans son intérêt social, en prenant en compte les enjeux sociaux et environnementaux de son activité » (modification de l’art. 1835 du Code civil).

L’inscription de la RSE au cœur droit des sociétés, et par suite dans le core business des entreprises, entérine en même temps un changement de paradigme : on passe d’une démarche éthique, constitutive de la RSE, à un cadre juridique qui remet en question les schémas hérités de l’époque moderne, en reconnaissant que le Bien Commun n’est pas le monopole de l’Etat et que les entreprises ont aussi pour vocation d’y contribuer.

Les entreprises sont aujourd’hui appelées à se transformer à l’aune de ce nouveau paradigme qu’est le Bien Commun. Outre les enjeux sociaux et environnementaux de leur activité, le Bien Commun interroge la manière dont les entreprises sont gouvernées et le management qui s’y pratique, ou encore leur capacité à placer la personne qui y travaille dans une dynamique de réalisation à l’égard d’elle-même, de la société et du monde.

Ces trois grandes dimensions (management et gouvernance - Economie, société et écologie - Travail, liberté et engagement) constituent les axes de recherche et de formation de la Chaire Entreprises et Bien Commun. Créée en 2021 par l’ICP et l’ESSEC Business School, avec le soutien de Grant Thornton, aux côtés de Saint-Gobain, Korian, Bayard et Meridiam, son objectif est d’œuvrer à une croissance intégrale des entreprises, c’est-à-dire une croissance qui soit tout à la fois financière et extra-financière.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter l’interview de Pierre-André de Chalendar, PDG de Saint-Gobain, Président de la Chaire.