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Tracer, optimiser, sécuriser : l’agroalimentaire, bon élève ?

Sandrine Charroy-Guthmuller
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Tracer, optimiser, sécuriser : l’agroalimentaire, bon élève ?
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Depuis quelques années, les entreprises du secteur agroalimentaire modernisent leur système d’information et mettent en place des projets technologiques à forts enjeux d’optimisation, financiers et également réglementaires pour respecter, notamment, les dernières lois Egalim (loi agriculture et alimentation) ou Chorus pro (Ordonnance relative au développement de la facturation électronique).

Mais pas seulement.

A la fin des années 2010, le secteur agroalimentaire a mis en œuvre différents projets de transformation des systèmes d’information. Par exemple, le grossiste de fruits et légumes Couleurs Primeurs, présent dans l’Est de la France, a automatisé la chaîne de traitement des factures fournisseurs pour améliorer la performance, optimiser les processus de traitement manuel et conserver les actions à forte valeur ajoutée au sein de son service comptable.
Cette transformation numérique est un levier de croissance pour Couleurs Primeurs et lui permet d’augmenter plus facilement son réseau de fournisseurs. Les interfaces automatiques entre la solution de reconnaissance des factures fournisseurs et l’ERP permettent de fiabiliser les chaînes de traitements et d’améliorer le pilotage de la performance.

De même, le groupe coopératif GPLM, acteur important de la production de légumes en Normandie, a mis en place un programme de transformation avec l’implémentation d’un ERP pour poursuivre des enjeux d’amélioration continue et de pilotage plus fin de la performance. Grâce à des échanges EDI avec ses tiers, GPLM dispose de données plus fiables, augmente l’efficacité des processus et améliore la perception du travail pour ses collaborateurs.

Pour continuer sa démarche d’amélioration continue et d’augmentation de la performance, GPLM a mis en place une solution WMS (gestion des entrepôts) dans plusieurs plateformes qui lui a permis d’homogénéiser et d’automatiser les processus, de disposer de données concernant les stocks, les commandes etc. pour un meilleur pilotage et une aide à la prise de décision. La solution WMS intègre aussi une meilleure traçabilité des produits, pour respecter les réglementations en vigueur.

Enfin, de nombreuses sociétés dans le secteur industriel (Groupe Bel, Nestlé, Danone, Heineken, Groupe Savencia…) ont accéléré leur transformation numérique ces dernières années avec la mise en place de solutions de dématérialisation des commandes et des factures clients, pour automatiser les processus, gagner en efficience, réduire les coûts et améliorer le pilotage de la performance.

En conclusion, le secteur agroalimentaire adopte progressivement les nouvelles technologies, pour plus de transparence envers les consommateurs finaux, mais aussi pour améliorer l’efficacité des processus, réduire les coûts et donc gagner des parts de marché. Ce développement technologique peut poser certaines questions, notamment en termes de contrôle interne et d’audit : comment s’assurer que la blockchain n’est pas corrompue, comment vérifier que les algorithmes d’intelligence artificielle respectent bien les objectifs pour lesquels ils ont été conçus…

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