Plan Relance pour les PME et ETI
La priorité : faire émerger les entreprises de demain !
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Depuis avril 2020, la France et l’Europe ont mis en place nombre d’outils de maintien de l’économie et de sauvetage des fleurons avec, notamment, le PGE, l’aide « coûts fixes » et le renforcement du dispositif d’activité partielle. Le Plan Relance, en cours de mise en place, vient consolider ce « traitement de choc ».

En effet, la France propose ainsi post-covid une autre dynamique qui devrait bénéficier aux entreprises comme au pays.

Avec ce plan, l’on parle d’une seconde chance inespérée pour les entreprises de se développer voire de se recréer. Comment ? En investissant pour intégrer les nouvelles données d’environnement que sont, par exemple, la 4ème révolution industrielle (big data & IA), la croissance durable et son cadre législatif à venir, l’évolution de l’organisation du travail et du leadership dans l’entreprise.

Pour notre Nation, son objectif est de prendre le « bon virage » en poussant ses entrepreneurs aux quatre coins de l’hexagone à repenser leur modèle économique, innover et voir plus loin. Il s’agit pour elle de viser le rebond de l’économie en faisant évoluer intelligemment notre modèle tout en préservant nos enjeux fondamentaux, et de contrebalancer le fardeau de la dette qui va peser très lourdement sur la dynamique future du pays.

Explications.

Le moment est venu de tirer les leçons de la crise        

Petit à petit, la vie reprend et la clé du succès pour l’entreprise est non pas d’oublier de regarder dans le rétroviseur mais bien de capitaliser sur les apprentissages de ces 18 derniers mois. Une sorte de RETEX pour mettre à profit ce Plan Relance et se donner une chance de réussir et de saisir de nouvelles opportunités.

Dans ce cadre, quelques pistes sont à investiguer :

  • Identifier et traiter les faiblesses structurelles d’aujourd’hui et celles prévisibles à 3 ans au regard des évolutions précitées ;
  • Professionnaliser certaines fonctions souvent sous dotées dans nombre de PME et ETI par une approche à 360° de la stratégie à laquelle il faut donner vie.
    L’on peut citer l’alignement de la vision avec les fonctions commerciales en se dotant d’une IE efficace, la revue du sourcing des produits et les critères considérés, l’indentification des points faibles au niveau de la production, de la stratégie et du pilotage ;
  • Mettre l’accent sur les RH pour favoriser une nouvelle organisation du travail dans toutes ses facettes qui fasse sens pour tous d’une part, et faire évoluer les compétences hard et soft en lien avec les enjeux de management à distance, de digitalisation et d’appropriation de nouveaux outils (réalité virtuelle, …) et ce, sans négliger le risque cyber grandissant d’autre part ;
  • …/…

Les enjeux stratégiques à court, moyen et long terme sont innombrables mais tous indispensables pour se laisser la chance de relancer des entités qui pourraient bien devenir des ETI prometteuses que tous regarderont de près dans quelques années.

L’heure est à donc l’investigation et aux questionnements :

  • Sourcing des matières : opportunités versus risques : quelles actions mener pour sécuriser et assurer le développement futur, intégrant les nouvelles attentes du marché ? 
  • Gestion de crise : quels sont les niveaux d’exposition et de préparation, et au final, quel risque sur la pérennité et les actions à mettre en œuvre ?
  • Trésorerie : le cash étant la garantie de la survie … quel est le niveau « d’assurance vie », le gearing et la marge de manœuvre ? L’argent pourrait bientôt devenir rare et couter beaucoup plus cher, il est nécessaire de savoir comment est utilisée cette ressource actuellement abondante et peu chère. Que se passera-t ‘il si la performance décline à l’occasion d’une nouvelle crise ou suite à l’impact négatif d’un autre facteur ? quel impact sur la trajectoire de l’entreprise ?
  • Investissement : connaitre son niveau d’utilisation des actifs clés récemment acquis pour éviter qu’un investissement insuffisamment productif ou mal calibré mène à un cash out subi qui pourrait, en situation de crise, causer une défaillance ;
  • L’innovation n’arrête jamais et l’intégration par les acteurs économiques n’a jamais été aussi rapide : quelles sont les compétences requises pour s’approprier les nouvelles technologies et développer un avantage concurrentiel ? A défaut, quel impact à 1/ 3/ 5 ans sur l’entité ? Que mettre en œuvre maintenant pour affronter le futur ?

Les modalités de ce Plan Relance

Pour l’entreprise, ce dispositif est une occasion sans doute unique de se remettre en question avant de donner un coup d’accélérateur pour passer un cap décisif de sa croissance.  Cette opportunité doit être saisie par bon nombre d’acteurs dans une dynamique collective afin qu’émergent nos nouveaux champions et que se renforce la place de la France dans un monde ultra concurrentiel où nos amis sont parfois nos meilleurs frenemies.

Le dispositif choisi est un mélange de prêts participatifs et de fonds de capital-investissement sous la forme « d’Obligations Relance ».

Les Prêts Participatifs Relance offriront un différé d’amortissement considérable, de 4 ans. Les Obligations Relance seront à rembourser en une fois au bout des 8 ans.
Les quasi-fonds propres sont bien connus. Le taux d’intérêt facial peut paraitre élevé mais il reste moins couteux qu’une ressource en fonds propres pure. Le différé de remboursement qui est accordé dans le dispositif permettra aux bénéficiaires de se reprojeter et de faire du levier. A ce prix, l’on peut dire que c’est « compétitif » (versus le coût actuel d’opportunité du capital - Wacc).

Comme le disait Churchill, un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté.  

Nos équipes sont prêtes à relever ce défi avec vous, à vos côtés, que vous soyez fondateur, dirigeant, entrepreneur… tous bâtisseurs de l’économie de demain !