Microsoft Copilot - replay
Découvrez comment Microsoft Copilot, la Data et l'IA transforment les Directions Financières grâce aux retours d'expérience des experts Finance, Data & IA de Grant Thornton et à des cas d'usage à forte valeur ajoutée.

Et si l'on repartait d'une feuille blanche avec l’IA ?
Si l’on concevait une Direction financière à partir de zéro, avec les technologies dont on disposera en 2035, on ne garderait probablement ni l’organisation, ni les modes de fonctionnement, ni certaines des compétences actuelles.
Ce n’est pourtant pas la direction que prennent la plupart des projets IA en cours. On équipe le contrôleur de gestion d’un assistant, on confie à un agent une partie de la comptabilité, on ajoute du prédictif au forecast. Ces chantiers sont indispensables, et nous en accompagnons beaucoup : ils créent la valeur et la confiance nécessaires pour avancer. Mais pris isolément, ils améliorent la Finance d’aujourd’hui plus qu’ils ne préparent celle de demain.
Pourquoi cette fois serait-elle différente ? De l’ERP aux outils de dématérialisation, en passant par la RPA, les vagues technologiques précédentes ont rendu la fonction plus productive et plus fiable sans modifier en profondeur son rôle. Elles automatisaient des flux. L’IA, elle, prépare et outille une partie du jugement : elle prépare une analyse d’écart, rédige un commentaire de clôture, propose un traitement pour une anomalie et fait tourner un scénario supplémentaire pour un coût marginal très faible. La décision et la responsabilité, elles, restent humaines. C’est le cœur même du travail d’expertise de la Finance qui est concerné. Quels rôles, quelles compétences et quelle organisation pour la Direction financière de 2035 ?
1. Orchestrer humains et agents
Demain, un même processus fera intervenir des collaborateurs, des applications et des agents IA. La Finance n’exécutera plus chaque étape : elle concevra le processus, le pilotera de bout en bout et décidera qui intervient, à quel moment et avec quels contrôles. Elle devra aussi traiter les exceptions et ajuster les règles au fil de l’eau. Reste une question simple : qui est responsable lorsqu’une partie du processus est confiée à des agents ? Nous pensons que chaque processus aura un propriétaire clairement identifié, chargé de sa performance de bout en bout, humains et agents compris, et garant d’une supervision humaine aux points de contrôle clés. Aujourd’hui souvent diluée entre plusieurs équipes, cette responsabilité deviendra un levier central d’efficacité et de confiance.
2. Garantir la confiance dans les chiffres
Plus les systèmes deviendront autonomes, plus il faudra des personnes capables de comprendre, contrôler et challenger ce qu’ils produisent. Le travail des équipes comptables glissera donc de la production des chiffres vers le pilotage des activités. Nous le voyons déjà dans les transformations que nous accompagnons : les équipes passent moins de temps à produire l’information ou à traiter les flux et davantage à analyser les anomalies. Par exemple pour un de nos clients nous avons développé une solution traitant en automatique près de 80 % des encaissements clients. Les équipes se concentrant sur les 20 % restants. Cette confiance est la condition du passage à l’échelle : elle reposera sur la qualité des données (sans données fiables, l’IA accélère les erreurs), l’explicabilité des modèles, la traçabilité et la supervision humaine à chaque étape. Ce sont des sujets de gouvernance que la Finance devra porter avec la DSI, le contrôle interne et les équipes Risques et Conformité.
3. Anticiper plutôt qu’expliquer
Une grande partie du travail de la Finance consiste encore à expliquer l’écart entre le budget, le réalisé ou le N-1. Ces analyses resteront nécessaires, mais l’IA en préparera l’essentiel, sous supervision, et plus vite. La valeur se déplacera vers la projection. Les outils permettront de faire tourner des dizaines de scénarios et de passer d’un forecast trimestriel à une prévision mise à jour en continu. Les Directions financières pourront donc davantage éclairer les décisions, accélérer les arbitrages et permettre une agilité globale de l’entreprise.
Les centres de services partagés seront les premiers concernés. Leur justification historique, la massification des transactions et l’arbitrage sur les coûts, ne suffira plus à mesure que l’exécution s’automatisera : la performance coût reste nécessaire, mais elle ne fera plus à elle seule la valeur du modèle. Nous pensons qu’ils deviendront des centres d’orchestration : des équipes plus resserrées, à la croisée de la Finance, de la Data et du contrôle interne, chargées de superviser les flux et les agents et de traiter les exceptions. Leur performance se mesurera à la continuité et à la fiabilité du modèle automatisé, et non plus seulement au nombre de factures traitées. Cette évolution prolonge celle que nous observons dans les centres de delivery : passer de l’exécution à des activités à plus forte valeur ajoutée.
Les grandes responsabilités de la Finance demeurent, mais les métiers, leurs frontières et leurs effectifs se recomposent.
| Métier | Aujourd’hui | À horizon 2035 |
|---|---|---|
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Comptabilité
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Produire et contrôler
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Superviser, garantir la fiabilité des chiffres et gérer les exceptions
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Consolidation
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Consolider et publier
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Contrôler et interpréter les chiffres
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FP&A / Contrôle de gestion
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Analyser et expliquer
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Simuler et anticiper les évolutions en continu
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Trésorerie
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Gérer et sécuriser le cash
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Piloter le cash en temps réel et automatiser les arbitrages de placement et de couverture
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CSP / Finance Operations
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Exécuter et standardiser
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Orchestrer et gérer les exceptions
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Et le Directeur financier ?
Quand tous les métiers de la Finance se recomposent, le rôle du Directeur financier change lui aussi. Il ne sera plus seulement le garant des comptes et le pilote de la performance : il deviendra responsable d’un système hybride, fait d’humains et d’agents, qui court de la comptabilité à la trésorerie en passant par la consolidation, le FP&A et les centres de services. Il devra en répondre devant le comité d’audit, les commissaires aux comptes et le comité exécutif : l’IA prépare, la responsabilité reste la sienne. Trois responsabilités nouvelles s’imposeront à lui :
Le DAF de 2035 sera autant l’architecte de son organisation que le gardien de ses chiffres. L’IA saura produire les chiffres ; seul le DAF pourra les garantir.
L’IA ne modifiera pas seulement les tâches : elle fera fortement évoluer la charge de travail de certaines activités. Dans un scénario de transformation poussée à horizon 2035, sur la base de ce que nous observons et mettons en œuvre sur le terrain, nous estimons que la baisse de charge pourrait atteindre jusqu’aux deux tiers sur les activités comptables les plus standardisées, et plus de la moitié sur une partie des activités traditionnelles de contrôle de gestion (reporting, analyses d’écarts, une partie des prévisions). Ces ordres de grandeur dépendront du degré de standardisation des processus, de la qualité des données et des choix de chaque Direction. Ces gains n’ont de valeur que s’ils sont mesurés et réellement réalisés, et non simplement promis.
Les gains de productivité ouvriront trois possibilités, que chaque DAF devra combiner selon les priorités de son entreprise :
Les choix qui détermineront la Direction financière de demain se font maintenant : la qualité du socle de données, les profils recrutés et la place laissée aux agents.
Quatre chantiers peuvent être lancés sans attendre :
En 2035, la différence ne se fera pas sur les tâches que la Finance aura automatisées, mais sur la valeur qu’elle aura choisi de créer avec l’IA et avec la capacité ainsi libérée : plus d’anticipation, plus d’aide à la décision et une meilleure maîtrise de la performance de l’entreprise, avec une IA utile, maîtrisée et digne de confiance.
Chaque Direction financière part d’un niveau de maturité, d’une organisation et d’ambitions qui lui sont propres. Pour situer le vôtre, notre équipe Finance Transformation & IA vous propose un diagnostic de maturité IA de votre Direction financière : usages, données, compétences et premières priorités. Échangeons pour bâtir votre trajectoire 2035.
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Malgré l’utilisation des derniers ERP ou systèmes comptables, les campagnes de sensibilisation clients, les messages des commerciaux, les directions financières perdent encore trop de temps à réaliser le lettrage des encaissements clients.