Plus que jamais, la crise pandémique mondiale à laquelle font face les organisations nous rappelle combien l’équilibre économique et le bon fonctionnement des organisations aussi robustes et établies soient elles, restent fragiles A la lumière de ces évènements, les plus résilients retiendront les leçons et réviseront sans doute leur analyse des risques auxquels ils font face. De leur côté, les investisseurs peuvent légitimement chercher à apprécier davantage le degré d’exposition des sociétés aux risques.

La nouvelle réglementation européenne « Prospectus 3 » en matière de communication financière et extra financière entrée en vigueur le 21 juillet 2019 vise notamment à raccourcir les délais d’émission des titres pour les entreprises. Elle porte également sur l’élaboration du nouveau « document d’enregistrement universel » qui impacte la communication des groupes en matière de gestion des risques.

Parmi les aspects les plus significatifs, la présentation des facteurs de risques requiert un niveau de réflexion spécifique. Bien que le document de référence eût déjà évolué pour se renforcer sur cette thématique, l’URD fixe des objectifs plus ambitieux.

En effet, les orientations de régulateur, visent « à encourager une communication appropriée, ciblée et simplifiée des facteurs de risque, sous une forme aisément analysable, concise et compréhensible » et « à veiller à ce que les investisseurs puissent évaluer les risques pertinents liés à leur investissement et puissent donc prendre leurs décisions d’investissement en pleine connaissance de cause ».

Dans ce contexte, l’émetteur doit notamment :

  • faire ressortir l’importance des facteurs de risques présentés qu’il aura évalué selon la probabilité de les voir se matérialiser et de l’ampleur estimée de leur impact négatif ; a
  • agréger ces derniers dans un nombre limité de catégorie ;
  • classer les facteurs de risques par ordre de gravité.

L’analyse des premiers documents d’enregistrement universels permet de noter des stratégies de communication des risques variées et hétérogènes, quant à la mise en conformité du document avec les attentes des régulateurs.

Pour plus d’informations, téléchargez l’étude Que révèle l’analyse des premiers documents d’enregistrement universel (URD) ?  

Auteur : Julien Auvray, Associé, Business Risk Services, Conseil Opérationnel et Outsourcing, Grant Thornton.

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