article banner
Étude

Women in Business – New perspectives on Risk and Reward

Selon l’étude annuelle de Grant Thornton intitulée « Women in Business », les femmes représentent 26 % du Senior Management des entreprises au sein de l’Union Européenne.

Grant Thornton, groupe leader d’audit et de conseil en France et dans le monde, a publié son étude annuelle intitulée « Women in Business », extraite de l’enquête International Business Report, menée auprès de 5 500 entreprises dans 36 pays.

Le rapport IBR atteste que la proportion de femmes présentes au sein des comités de direction des entreprises de l’Union Européenne est en augmentation en 2017 par rapport à l’an passé

(26 % contre 24 %).

Cette croissance s’est traduite par une excellente performance réalisée dans les pays d’Europe de l’Est : 40 % enregistrés en Pologne et en Estonie contre respectivement 34 % et 37 % en 2016.

De la même manière, le pourcentage des postes de Senior Management n’incluant aucune femme au sein des entreprises de l’UE est à la baisse : 37 % en 2016 contre 36 % en 2017.

Toujours au sein de l’UE, les 3 pays en tête affichant le plus fort taux de femmes occupant des postes de direction sont l’Estonie (40 %), la Pologne (40 %) et la Lituanie (37 %). D’autres pays stagnent en revanche en bas du classement tels que l’Allemagne (18 %), la Grande Bretagne (19 %) et les Pays-Bas (20 %) contrairement à ce que l’on pourrait penser.

Il est très encourageant de constater que les entreprises de l’Union Européenne ont augmenté la proportion des femmes composant leur Top Management. Il s’agit cependant d’une évolution marginale et le chemin à parcourir reste long. Bien que les faits prouvent que la diversité est liée aux performances d’une entreprise, la parité à l’échelle mondiale évolue trop lentement et le potentiel de croissance de nombre d’entre elles s’en trouve freiné.

A l’échelle internationale, selon les données du rapport de Grant Thornton, les régions en voie de développement continuent à « prendre les devants » et les économies les plus développées peinent à montrer l’exemple.

Les pays d’Europe de l’Est (où 38 % des femmes sont à des postes de direction et seulement 9 % des entreprises ne comptent aucune femme à des postes de haut management) sont les meilleurs élèves pour ce qui concerne la parité. Ils sont suivis de près par les MINT (Mexique, Indonésie, Nigeria et Turquie) où l’on constate de fortes améliorations.

Le pourcentage de femmes faisant partie du senior management représente 28 % en 2017 contre 24 % l’année dernière. Et le taux d’entreprises n’ayant aucune femme à des postes de responsabilité a significativement chuté (36 % en 2016 contre 27 % en 2017).

Cette situation contraste avec celle des économies du G7 au sein desquelles le taux de parité stagne : les femmes représentent 22 % des postes du management avec 39 % des entreprises n’en accueillant aucune au sein des instances de direction.

Nathalie Margraitte, Associée et Sponsor de « Women in Leadership and Diversity & Inclusiveness » au sein de Grant Thornton France, commente à ce sujet : « Les résultats affichés par les entreprises des pays développés montrent peu de signes encourageants. Les raisons justifiant ces données relèvent de la culture interne de l’entreprise et bien souvent également de celle du pays lui-même. L’on est aujourd’hui en droit de s’interroger, voire même de s’inquiéter de ce problème qui semble résolu pour nombre de dirigeants, mais qui ne s’observe pas de la même manière dans les données statistiques.

Pour assurer une croissance pérenne, les entreprises doivent aujourd’hui être plus productives, plus innovantes, mais aussi plus « ouvertes » sur bien des aspects. La diversité sera la clé de leur succès futur. Campées sur leurs positions, elles risquent de ne pas pleinement exploiter leur potentiel de croissance ».