Transformez vos métiers avec le workforce planning !
ArticleCe n’est plus un scoop : l’intelligence artificielle et la robotique s’infiltrent dans nos vies pour la simplifier, apporter du confort et aussi du changement.

Au sortir de la plupart des comités exécutifs d’entreprises du CAC 40 de ces six derniers mois, le constat est le même : la direction du développement durable, sous les feux de l’actualité a fait de nombreuses propositions pour travailler l’image « green » de la compagnie, soutenue par le Marketing et le Commercial, la Direction Financière se demandant toutefois comment financer ces actions, tandis que la DRH pointe la nécessité de s’occuper également du côté social, des salaires et du recrutement devenu complexe. Quant à la direction générale, elle hésite, de crainte d’être visée par des accusations de greenwashing par les influenceurs du climat, très réactifs depuis quelques mois. Cette vision, certes un peu réductrice, témoigne pourtant du fonctionnement de deux directions qui n’ont jamais considéré faire le même métier, avec une fonction RSE / développement durable / sustainability centrée sur l’environnement, et une fonction RH s’attribuant le social et l’humain (davantage que le sociétal), en le limitant souvent à l’interne.
Des actions non intégrées
Pourtant les politiques RH et RSE gagneraient largement en efficacité si elles étaient menées de concert.
Des postures et des partenaires différents
Au-delà de leurs périmètres différents, comment expliquer ce fonctionnement en silos ? Avant tout, les partenaires directs de ces deux directions ne sont pas les mêmes. Pour la RSE, les directions Marketing, Communication et Commerciale sont les interacteurs privilégiés. Il s’agit là d’entités peu tournées vers les ressources humaines de l’entreprise, et qui, parfois, travaillent davantage le discours que les actes. Pour la fonction RH, les partenaires sont avant tout la direction générale et les managers, sur les thématiques de paix sociale et de positionnement des bonnes personnes, aux bons endroits et aux bons moments, et d’autre part les salariés, pour des accompagnements sur mesure dans leur développement.
Les compétences ne sont pas les mêmes : analyse et design pour la RSE, écoute et réglementation pour les RH, de façon synthétique. Leur orientation varie également : la RSE est tournée vers la tête de l’entreprise, sa gouvernance, tandis que les RH davantage vers la base, les salariés.
Les deux directions ont donc historiquement construit des périmètres distincts, et notamment pour la RSE, issue des anciennes directions du développement durable, qui n’ont jamais inclus le volet humain.
La solution : une direction commune, a minima un programme intégré
Une alliance est avant tout nécessaire autour de la transformation de l’entreprise. Celle-ci est en train de basculer d’une transformation à dominante digitale à une transformation sociétale. Cette évolution crée un territoire commun, ouvre des chantiers à partager comme ceux de la raison d’être de l’entreprise, de l’impact sociétal, de nouvelle culture, de formation à la RSE des collaborateurs ou encore des actions à mener ensemble avec les fonctions de production de l’entreprise, pour y intégrer des façons d’exercer plus durables, en mobilisant et accompagnant les personnes qui les réalisent. Un tableau de bord et des indicateurs communs RH/RSE aideront aussi à travailler dans l’optique d’objectifs partagés. Enfin, identifier au sein de l’entreprise les nouveaux métiers (et les compétences futures) liés au développement durable est aussi une action RH contributive au renforcement de la RSE.
L’étape ultime serait la fusion des deux entités, vers une DRHSE, valorisant les richesses humaines et environnementales et développant avec davantage de force les impacts de l’entreprise.
Ce n’est plus un scoop : l’intelligence artificielle et la robotique s’infiltrent dans nos vies pour la simplifier, apporter du confort et aussi du changement.