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Facturation électronique

Roberto Azocar
Par:
Facturation électronique
Un semestre pour sécuriser votre conformité

Avez-vous identifié les vrais chantiers prioritaires ?

Le rendez-vous est inscrit depuis longtemps à l’agenda 2026 des entreprises. Le 1er septembre prochain, toute entreprise immatriculée en France et assujettie à la TVA, quels que soient sa taille et son statut juridique, devra être en mesure de recevoir une facture électronique. L’émission s’étalera entre 2026 pour les « Grandes Entreprises et ETI » et 2027 pour les « PME /TPE ».

Cette réforme majeure marque une étape structurante dans la transformation des processus de facturation et de reporting TVA. Si elle vise, à terme, une simplification des échanges et une meilleure fiabilité des données, sa mise en œuvre opérationnelle reste complexe et fortement structurante pour les organisations.

Il reste aujourd’hui environ 200 jours pour finaliser votre mise en conformité.
À ce stade, il ne s’agit plus de réfléchir au pourquoi, mais bien de sécuriser le comment.

Les entreprises doivent concentrer leurs efforts sur plusieurs chantiers clés :

  • Identification précise des cas d’usage concernés (B2B domestique, B2G, B2C, opérations internationales, auto-facturation, etc.),
  • Qualification, fiabilisation et sécurisation des données obligatoires, en tenant compte à la fois des exigences réglementaires et des demandes spécifiques de certains clients,
  • Choix - (lorsque celui-ci n’est pas encore finalisé) - et paramétrage de la Plateforme Agréée (PA)
  • Intégration de la PA dans l’écosystème applicatif existant (ERP, outils de facturation, solutions de reporting, etc.),
  • Adaptation des processus métiers pour intégrer les nouvelles contraintes réglementaires et opérationnelles,
  • Conduite du changement, afin d’accompagner les équipes dans l’adoption des nouveaux outils et modes de fonctionnement.

Notre expérience montre qu’un projet de facturation électronique mené dans des conditions sereines nécessite généralement 9 à 12 mois, en particulier lorsque les enjeux de data, de processus et d’organisation sont significatifs.

Pour les entreprises ayant pris du retard, rien n’est irréversible. En revanche, la réussite passera par une priorisation claire des éléments impératifs de la réforme :

  • La prise en compte des cas d’usage,
  • La disponibilité et la qualité des données attendues (en fonction des cas d’usage),
  • L’appui sur une Plateforme Agréée reconnue, disposant de références et de retours d’expérience concrets.

Les six prochains mois seront décisifs. Ils devront être mis à profit non pas pour viser une perfection immédiate, mais pour sécuriser la conformité réglementaire, réduire les risques opérationnels et poser les fondations d’un dispositif pérenne.