
Un mouvement toujours en marche, malgré un léger coup de frein
La diversité, l’équité et l’inclusion (DE&I) sont des enjeux structurants au sein de notre cabinet. Depuis 2004, l’étude Women in Business analyse l’évolution de la représentation des femmes dans les fonctions managériales des entreprises de taille intermédiaire (ETI) à travers le monde.
Pour cette 22ème édition, 4265 dirigeants d’ETI ont été interrogés dans 35 pays, dont 1572 femmes et 2690 hommes. En France, l’étude repose sur les réponses de 174 chefs d’entreprise (46 femmes et 128 hommes).
L’enquête 2026 révèle une légère contraction de la présence féminine dans les instances dirigeantes : la part des femmes occupant un poste de direction recule de 1 point (vs 2024) pour s’établir à 33 %.
Malgré cette inflexion, la projection reste inchangée : la parité serait atteinte en 2051 et les efforts des entreprises se poursuivent : 93 % d’entre elles disposent désormais d’initiatives DE&I, et 76 % déclarent être activement engagées dans leurs actions en faveur de l’égalité femmes‑hommes. 37 % prévoient même de renforcer leurs dispositifs dans les mois à venir.
Les avancées se concentrent notamment sur trois leviers : 42 % ont mis en place une stratégie d’égalité salariale (+2,9 points), 41 % agissent sur le recrutement et la sélection (+2 points), et 41 % travaillent sur l’accès aux postes de direction (+3,2 points).
Les fonctions les plus fréquemment occupées par des femmes au sein des comités de direction restent les postes de Responsable des ressources humaines (43 %), de Directeur financier (CFO) (39 %) et de Directeur marketing (CMO) (30 %), une tendance également observée en France.
La France se distingue par une performance supérieure à la moyenne mondiale, avec 37,5 % de femmes dans les instances dirigeantes (‑0,5 point vs 2024).
Les ETI françaises identifient plusieurs leviers clés pour soutenir leur stratégie d’égalité : 39,5 % agissent sur la rémunération, 33 % sur les promotions, 32,5 % sur la formation.
Ces dynamiques s’expliquent également par des sollicitations croissantes des parties prenantes. Au cours des 12 derniers mois, 29 % les dirigeants ont été interrogés sur la parité de leur équipe de direction par un investisseur potentiel, 27 % par un client existant et 24 % par un conseiller externe ou une organisation partenaire.
Ces évolutions s’inscrivent dans un cadre réglementaire renforcé, notamment sous l’impulsion de la loi Rixain, qui impose davantage de transparence et fixe des objectifs progressifs de représentation féminine au sein des instances dirigeantes. Cette exigence contribue à structurer les politiques DE&I, à objectiver les progrès et à ancrer durablement l’égalité professionnelle dans la stratégie des entreprises.
Françoise Méchin, associée chez Grant Thornton en charge des régions au sein de la leadership team, déclare : « L’étude Women in Business 2026 met en lumière la lente mais constante progression des femmes vers des postes de responsabilité en entreprise depuis 2004. Malgré ces avancées notables, le chemin vers une équité parfaite à l’échelle internationale reste encore trop long. En France, la dynamique est encourageante depuis plusieurs années et permet de rattraper progressivement le retard, grâce à des dispositifs législatifs efficaces et à une évolution significative des mentalités et des comportements. Nos ETI prennent conscience que la diversité constitue un élément de performance supérieure dans les entreprises qui l’intègre conjuguant ainsi performance économique et progrès sociétal. »
*Les résultats de ce rapport “Women in Business 2026” sont tirés d'entretiens menés entre juillet et septembre 2025.