Paroles des experts

Gestion des risques extrêmes

L’interruption des activités, 1ère menace au monde ?

Selon une étude internationale récente, 42 % des risk managers considèrent l’interruption des activités comme le top risk* auquel est exposée leur organisation et ce, devant les attaques cyber et les catastrophes naturelles.

Pourquoi ce risque maintient-il son rang année après année ? Pourquoi cette impression quelque peu décourageante de ne pas réussir à agir ?

Sur le plan sémantique, l’interruption d’activité n’est pas un risque en tant que tel. Elle constitue plutôt la conséquence majeure d’un premier risque qui s’est concrétisé à la faveur de circonstances mal anticipées ou non maîtrisées.

En effet sur le podium des 3 top risks, les « dauphins » que sont le cyber-crime ou les catastrophes naturelles sont eux-mêmes les causes conduisant l’entreprise, bien malgré elle, à devoir cesser ses opérations.

Loin d’être un risque unitaire, l’interruption d’activité est donc un scénario générique couvrant plusieurs risques extrêmes caractérisés par leur faible probabilité et leurs impacts critiques.

Cette définition appelle par conséquent, de la part des risk managers, une nécessaire posture d’humilité face aux événements extrêmes et aux actions de maîtrise à engager. En effet face à l’imprévisible, les Plans de continuité (PCA) ne peuvent plus se contenter d’être complets. Ni même parfaitement opérationnels. Cela ne suffit plus. Aujourd’hui l’ambition va bien au-delà. Les dispositifs doivent être agiles pour répondre à la situation du pire… qui peut aller jusqu’au défaut de solutions de reprise. Humilité des risk managers ?

Grant Thornton accompagne les entreprises dans l’implémentation de ces process agiles de reprise. Pour qu’en 2019, l’interruption d’activité ne soit plus le worst case scenario de votre organisation.

*Source : Allianz Risks Barometer 2018

Associée
Clotilde Marchetti Rencontrez Clotilde