Parole d’expert

L’état de santé de la performance hospitalière…

Les déficits des hôpitaux ne sont pas une fatalité. Mais encore faut-il rendre la culture de l’excédent acceptable ! 
Et en la matière les tutelles ne sont pas un modèle du genre ! Heureusement, le secteur hospitalier dispose de managers mobilisés, compétents et créatifs pour s’attaquer à cette tâche.

Et la tâche est rude. Tout le monde aura compris qu’un déficit résulte d’un écart négatif entre les coûts et les recettes, aussi les hôpitaux ont réalisé d’énormes efforts de productivité en se réorganisant, en développant la culture de gestion, en automatisant certains processus, en rationalisant leurs organisations, avec des effets notables sur la réduction des déficits. 

Mais depuis quelques années les déficits ont grossi de manière significative. Une explication tient aux effets pervers produits par une évolution des tarifs de plus en plus décorrélée des coûts de production. Dans ce contexte, “mon analyse initiale des déficits n’a plus de sens”, et c’est bien ce que ressentent les professionnels, le manque de sens de ce qui leur est demandé.

Alors, épuisés, les établissements sont-ils arrivés au bout de leurs efforts ? Et bien non. Constatant qu’une bonne partie de la productivité disponible en interne avait été captée, même s’il reste quelques gisements, ils vont les chercher ailleurs. 

La « nouvelle frontière » de la performance hospitalière devient le territoire de santé. La concurrence est morte ; vive la collaboration et la rationalisation à l’échelle du territoire avec au cœur le patient et ses besoins !

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Associé
Nicolas Gasnier-Duparc Rencontrez Nicolas