La lettre des décideurs

Édito

Si George Orwell ou Barjavel étaient nés non pas début XXème mais à la moitié du siècle, leurs romans « 1984 » et « Ravage » -parmi les ouvrages futuristes les plus lus encore aujourd’hui- auraient été gratifiés de nombreuses références technologiques ou encore liées aux évolutions de l’Intelligence Artificielle… C’est une certitude. Ils auraient sans doute projeté leur vision dans cette littérature « d’anticipation », mais pas si onirique que cela, en fait.

« Prométhéus » n’est pas si loin de la réalité…. Nous savons bien que nous sommes dans un univers incertain et complexe. La science-fiction d’hier, à bien des égards, est la réalité d’aujourd’hui. L’autre jour en arrivant au bureau chez Grant Thornton, j’ai été accueillie par Tina. Un très gentil et aimable robot qui m’a demandé si mon trajet en métro avait été agréable. C’est sûr, un parisien ne m’aurait pas posé cette question !

Mais toute la data et les algorithmes nécessaires au paramétrage des Bot’ donne d’ores et déjà à leur programme la dimension « humanisée » sans laquelle l’expérience de la robotique serait indéniablement moins à notre portée sensible.

Nao, le robot que nous avons utilisé dans le cadre d’un crisis game en temps réel (lors de notre journée dédiée à la Robotic Process Automation (RPA) et donc vous découvrirez le contenu dans cette newsletter) est un Bot’ qui analysait des milliers de probabilités pour apporter des recommandations, voire des solutions. Or, entre deux recherches, Nao pouvait décider de faire du Tai-chi ! Et cela aussi fait partie de son programme…

Si la RPA et les sujets de robotisation deviennent une manne pour l’entreprise (accélération des gains de productivité, gestion centralisée des process etc.) et même si nous avons réussi à programmer et designer à l’image de ce que nous sommes, restons réalistes et pragmatiques. Certes quelques japonais et américains essayent de créer des androïdes en tous points semblables à un humain, avec une peau en silicone et capables de se souvenir d’interactions passées.

Mais restons-en aux nécessaires évolutions de l’entreprise. C’est avant tout de femmes et d’hommes véritables dont on a besoin pour piloter l’innovation. Laissons de côté Frankenstein et le Prométhée moderne pour, à bon escient, envisager un avenir qui ne soit pas virtuel. L’humain prime.

Directrice
Agnès de Ribet Rencontrez Agnès