Point de vue

Maîtrise des risques performance et attractivité

Et si la maîtrise des risques était le principal facteur clé de succès dans la dynamique de regroupement que connaissent les acteurs du logement social ?

La dynamique de regroupement des acteurs du logement social qu’ils soient publics ou privés est désormais un fait acquis.

Ce qui l’est moins est de savoir qui seront les acteurs qui sortiront gagnant de cette recomposition du secteur. Qui perdurera et qui sera amené à disparaitre ? Qui sera le leader de demain et qui sera le suiveur ? Qui incarnera le futur et qui représentera le passé ?

Il y a un premier ensemble de réponses spontanées, qui peuvent avoir quelques accents de vérité dont il faut se méfier : ce sont les plus gros, ce sont les plus riches, ce sont les groupes privés.

  • Les plus gros ont certes plus de moyens, sont moins fragiles, ont de ce fait une capacité d’absorption plus importante, cela ne leur donne pas pour autant le talent, les outils et les méthodes pour gérer la croissance externe, ce qui peut de ce fait s’avérer mortifère pour eux,
  • Les plus riches pourraient-ils tout se permettre. Les réserves financières sont une denrée rapidement périssable et ne seraient en aucun cas suffisantes pour nourrir cette ambition,
  • Les privés. Le talent et l’intelligence ne sont ni privés ni publics.

L’exemple d’autres secteurs qui ont connu des phases de consolidation ou d’établissements publics, nous enseigne que la clé du succès et de la réussite est ailleurs.

La clé du succès réside dans l’attractivité. Les « vainqueurs » de la recomposition du secteur ne seront pas ceux qui auront décidé de l’être ; Ce seront ceux pour lesquels les autres acteurs auront décidé qu’ils le seront ! Fi de la taille et des moyens financiers, la clé est l’attractivité.

Derrière cette attractivité il y a l’envie. Comment donner envie ? Indéniablement en incarnant le futur et la modernité, la sécurité et la maîtrise de ses processus.

Le futur et la modernité. Comment convaincre ses collaborateurs, son conseil, ses partenaires, les élus, ses locataires qu’un rapprochement est la bonne solution ? Par la valeur ajoutée dont tout le monde va bénéficier ! Les locataires et les personnels de proximité par une plus grande interaction avec les gestionnaires, les collaborateurs par des modes d’organisation plus fluides, moins répétitifs, plus sécurisés, les élus par la satisfaction des locataires « électeurs ».

La digitalisation de certains processus, la robotisation de certaines tâches, l’externalisation de fonctions non stratégiques sont autant de solutions qui ont démontré leur efficacité et qui incarnent le monde de demain. Il s’agit en outre de solutions qui par nature aiment la taille, et plus la volumétrie est importante plus ces solutions prouvent leur efficacité. Elles sont sans aucun doute un facteur différenciant et un élément de forte attractivité.

Là où le futur et la modernité jouaient sur la fibre du marketing, de l’image, du ressenti, la sécurité et la maîtrise des processus jouent celle de la rationalité et de l’objectivité. Comment convaincre ses collaborateurs, son conseil, ses partenaires, les élus, ses locataires qu’un rapprochement est la bonne solution ?

En leur assurant que les actifs matériels et immatériels de la société seront bien gérés, par des gens sérieux et rigoureux, pris en charge par des processus maîtrisés, qui sécurisent autant les flux et les actifs que les collaborateurs qui les exécutent. Comment cela se traduit-il ? Par un contrôle interne et qualité pertinent, un système d’information sécurisé, au service des processus de gestion, des pratiques de contrôle de gestion et d’audit interne. Au service de la performance et de la sécurité.

Dans la nouvelle configuration qui se dessine, les thèmes de l’organisation interne, de l’innovation et de la maîtrise des risques, (qui sont des thèmes récurrents des entreprises, au-delà des bénéfices internes dont les acteurs du logement social pourront bénéficier), pourraient bien produire des effets inattendus et à fort impact stratégique.

Ainsi, le succès des uns et les « échecs » des autres pourraient bien se jouer sur des critères inattendus, qui sont pour le coup à la portée de tous.

Porte Parole : Nicolas Gasnier Duparc