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Et toi tu crowdfundes ou tu crowdfundes pas ?

Si mon grand-oncle Paul Robert était encore de ce monde, il frémirait d’horreur en lisant le titre de cet édito. Il aurait souffert à l’idée de mettre un tel mot dans son dictionnaire. J’avoue que si l’usage d’anglicismes est fréquent dans ma vie professionnelle, j’essaye d’appliquer une linguistique plus légitime en d’autres circonstances. Pour autant le mot crowdfunding fait désormais partie du paysage. Le financement participatif est devenu une alternative financière non négligeable en France, pour aider, voire lancer les start-up innovantes (et pas que). D'ailleurs les plates-formes de financement sont-elles mêmes des start-up !

Alexandre Mars, le génie des nouvelles technologies, a surfé sur ce modèle pour créer la Fondation Epic (à laquelle un article est dédié dans cette newsletter) afin d’accompagner des projets d’associations dans le monde entier et mettre ses qualités d’entrepreneur au service de la philanthropie.

Une récente rencontre avec le Fondateur de Dartagans, (www.dartagnans.fr), plate-forme totalement dédiée à la préservation du patrimoine culturel, est l’exemple qui confirme le modèle. Mes échanges avec Jean-François Hébert, homme d’art(s) et de culture, et Président du Château de Fontainebleau, ont mis le doigt sur l’importance d’une intervention collective, car il oeuvre pour réunir une insigne collection de porcelaines Empire, classée Trésor national.

Le Patrimoine a besoin d’aide. Les entrepreneurs aussi. La bonne nouvelle c’est qu’un esprit philanthropique frémit dans l’Hexagone. Les chiffres parlent d’euxmêmes.En 2015, 300 M€ ont été levés par ce biais.

En cette période où l’espoir peut renaître (un peu), parce que Noël approche (très vite), parce que l’économie est moins secouée même si elle est désormais devenue imprévisible (Trump passe et le CAC trépasse…), et bien crowdfundons ! L’identité nationale n’est pas un vain mot. Elle n’est ni artificielle, ni orgueilleuse (même si l’anthropologue Marcel Detienne pense le contraire) mais elle contribue comme un ciment à façonner deux de nos spécificités : le sens de la solidarité. La débrouillardise.

Tout cela est un peu loin de Grant Thornton me direz-vous. Mais en fait pas du tout. Si nous nous penchons sur la Fondation Epic, si en tant que Mécène nous nous préoccupons du patrimoine, c’est bien que le souci d’autrui, qu’améliorer le sort des choses, font partie de la culture du groupe. C’est pour cela aussi que la Client experience, et la People experience que nous envisageons au sein de notre maison sont une priorité.

Agnès de Ribet
Directrice du Marketing et de la Communication,
Grant Thornton